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23 de mayo de 2014

Biopotamologie par un teenek

     Ma spécialité c'est la biopotamologie, la vie, de tout genre, dans et auprès des fleuves, et grâce à elle, j'ai partout voyagé dans le monde et fait certaines découvertes zoologiques (quelques-unes avec de l'appui de quelques fondations, comme le WWF, lequel fut définitivement impliqué dans la découverte de l'intéressantissime arctopotame).
     Je voudrais d'abord mentionner pourquoi je m'intéressa tant dans la vie des animaux de fleuve. Mon enfance, comme celle de beaucoup de teeneks (ou huastèques si vous préférez), je la vécus près d'un fleuve, le Pánuco, lequel m'a toujours fasciné par son débit si vigoureux et ses extraordinaires animaux. C'est là que je vis mon premier cryptide, le laab pay'loom te', ou l'élaphopotame comme je l'appelle présentement.
     La cryptozoologie est –comme les teeneks– pauvre, sans intérêt, indulgente et docile; dédaignée pour considérer les animaux du folclore avec possibilité d'existence, pour son manque habituel de méthode scientifique, pour sa parenté au mythe. Nous, les teeneks, sommes différents des ejeks (les métis, les espagnols, les occidentaux), qui sont exigents, intéressants, riches. Les baatsik' sont les premiers habitants du monde, les êtres du monde souterrain; les teeneks –agriculteurs–, leurs descendants, comme Caïn le premier descendant venu à la Terre; les ejeks –éleveurs– arrivèrent à notre monde. Tout comme dès le début: Caïn face à Abel, les baatsik' face aux teeneks, les teeneks face aux ejeks, les agriculteurs face aux éleveurs, les cryptozoologistes face aux zoologistes.
     Le premier biopotame dont je parlerai sera certes l'élaphopotame, ou le cerf des fleuves, en teenek, laab pay'loom te', l'arbre parrain. Nous autres, les teeneks, attribuons à cet animal le rôle de prendre soin de l'enfant à la suite de sa naissance; la vie de l'enfant dépend de la robustesse de son arbre parrain.
     L'élaphopotame n'appartient pas à la famille Cervidae, puisqu'il est omnivore: il se nourrit de pintontles mourants, escargots, poisson-chats malades et plantes riveraines; rarement sort de l'eau, et se nourrit durant la nuit: il est le protecteur du sauvage, l'animal de compagnie des baatsik'. L'élaphopotame a l'habitude de se donner des baignades et roulades dans la boue de zones peu profondes, ou dans les marais: il est sale comme les teeneks. Ses bois sont enchevêtrés, désordonnés, duveteux, et d'une envergure de jusqu'à deux mètres. Il a une hauteur de deux mètres et demi à la tête, et deux mètres dix au garrot. Il pèse entre 550 et 730 kg. Son pelage est rêche, brun-rougeâtre; il possède une crinière de poils durs et hirsutes plus foncés que le reste du pelage, et qui peut même atteindre une couleur noire. Le laab pay'loom te' est des premiers, les baatsik', les craignants du soleil, nous autres les kwitol, les enfants, les sans-raison.
     Dans le sud du Vietnam, à quelques heures de Can Tho, tout au long du fleuve Mékong, s'étend un vaste territoire trés peu exploré à cause de son accès difficile. À ce cours d'eau habite le Cuu Long, ou l'arctopotame comme je l'appelle. L'arctopotame, ou ours de fleuve, est un mammifère herbivore de coleur rouille, à longue queue rayée: il est probablement apparenté au panda roux, c'est-à-dire, il appartient probablement à la famille des ailuridés (Ailuridae); il comporte cependant deux grandes différences avec le panda fuligineux: (1) sa taille: il peut atteindre une longueur de deux mètres et demi, et (2) ses pattes, qui sont plus élancées et développées, possiblement adaptées aux nages très prolongées dans un très bourbeux Mékong, en vietnamien, Cuu Long Giang, le fleuve des neuf dragons (des êtres paradoxalement baatsik', et de lumière et feu).
     Le coracopotame, ou corbeau de fleuve, se trouve dans la Toungouska pierreuse, en Russie. Dû à l'absence de rapports de l'existence dudit oiseau jusqu'à l'évènement de la Toungouska, explosion thermonucléaire aérienne probablement due à une météorite, c'est possible que le coracopotame en soit le résultat par la mutation de certains corvidés de la région, peut-être du Corvus corax. Son plumage est tout noir, aux reflets pourpres, verts et bleus; son bec et ses pattes sont noirs aussi. Il se nourrit de petits poissons dans la rivière et de charognes sur terre. Il peut mesurer, debout (puisque sur terre il marche comme les pingouins), jusqu'à 110 cm. Les coracopotames sont très agressifs et se regroupent en pelotons d'au plus dix membres. Ils s'agressent ocasionellement les uns les autres jusqu'à atteindre le cannibalisme.
     Pour terminer, je parlerai de mes trois dernières et plus fascinantes découvertes dans le Kwando, à la frontière de la Zambie, l'Angola et la Namibie: les tératopotames, ou monstres de fleuve: l'égopotame, le sypotame, et l'outopotame (ou l'allopotame, ou anthropopotame). Depuis des générations, les aperçus de ces créatures ont fait partie de la culture yaouma, kwahane et lozi. Ils les appélent lifatal, kakoundoukoundou et poula, respectivement. Ces noms ne présentent pas de variations d'une langue à l'autre.
     Je me trouvais déjà près de la frontière tripartite lorsque le Kwando commença à devenir fangeux, à se transformer en un labyrinthe de petits marécages; celui-ci fut très vite bondé d'arbres gigantesques, noirs et couverts de lianes, en sorte que peu de lumière atteignait le cours de la rivière. Ma chaloupe voguait lentement, et s'arrêta à plusieurs reprises. La dernière fois j'essaya de la faire avancer, mais il me fallut en débarquer: ma rame s'accrocha dans la bourbe du fond, gobante à son intérieur et glissante sur sa surface. Soudain, je fus absorbé vers le bas: tout était trouble, et je commença à marcher à quatre pattes sur le fond, lorsque je me trouva, subitement, face à face avec un être gris, aux yeux ronds, noirs, abyssaux, désolants et glaciaux; en eux je vis les temps précédents à tout homme, où il n'y avait pas encore le Soleil. Je regarda vers le haut: je pus voir à peine son tronc mince, dont le bout supérieur paraissait se diviser en trois: c'étaient ses jambes. Je voulus m'en aller, mais un murmure-remous me retint, et en réflexe, je dirigea mon regard vers le visage inopinément sans bouche de cet être gris; je m'éperdis dans son regard et le murmure commença de se rendre net: il me parlait dès l'intuition, la première pensée, depuis le sauvage, le non-verbal, l'obscurité-vacuité. Je le confondis avec moi, tournâmes l'un autour de l'autre, fûmes fondament l'un de l'autre, configurâmes un dialogue primordiale: Moi et Toi confondus, cofondés. Émergea la Lumière, l'Autrui, Lui, avec son corps d'homme. Moi et Toi craignâmes-craignèrent. Moi et Toi demandâmes-demandèrent qui était Lui. Moi-Toi devint colimaçon. Lui était toujours là, tant plein de lumière, aveuglant. Je-tu sus enfin qui c'était: Teenek.
     Tout devint alors superlumineux, l'eau devint claire et se bourra d'une écume de grosses bulles. L'air me manquait et je sortis subito de l'eau, comme poussé du bas. Je fis une parabole de demi-mètre jusqu'au bord de la grosse gorge des Chutes Victoria: je juchais sur mon ventre, sur le bord de la Piscine du Diable, une piscine naturelle à 103 mètres de hauteur, en bordure de la falaise de la cataracte, du côté zambien du fleuve Zambèze, où se jette le Kwando. Je haletais en regardant l'abîme couvert d'une rosée et d'un fracas constants, pensant à cette rencontre avec le baatsik' et les autres créatures. Je n'arrivais pas à penser avec clarté à cause de l'abattement, donc je reposa un peu puis sortis du fleuve. Juste sur la rive, je rencontra un homme de l'ethnie lozi qui crut que j'étais un touriste égaré, mais je lui expliqua que j'étais un cryptozoologiste et qu'étais sur la piste du kakoundoukoundou, du lifatal y du poula. Ensuite je lui parla de mon expérience; il affirma à la fin de mon récit: « L'animal-conscience appelle la parole, l'homme naît de l'animal-conscience ». Nous filâmes vers une petite hôtellerie proche de là, le Zambezi Sun, où je resta trois jours, en gambergeant à mes conclusions.
     Zoologie. Les rapports et la découverte des tératopotames situent ceux-ci sous terre, le long de 128 km du fleuve Kwando à la frontière partagée par Angola, Zambie et Namibie, très probablement tout le long d'une chaîne de cénotes en grotte d'au moins 230 km, qui est la distance entre la zone frontalière du Kwando et les Chutes Victoria: aucun yaouma, kwahane ou lozi mentionne d'avoir aperçu de telles créatures sur l'aire entre ce fleuve et les chutes. Le sypotame, ou toi fluvial (en lozi, kakoundoukoundou, remous), lorsqu'il reste immobile, flotte la tête en bas, et nage en se propulsant avec ses trois jambes, ce qu'il fait avec plus de rapidité grâce à la forme fusiforme de sa tête, très semblable à celle des requins. Dû à l'absence de bouche, on ne peut distinguer un visage que par l’existence de deux yeux noirs, globuleux et sans paupières. Il a la peau gris et, au toucher, est comme du papier sablé. Les caractéristiques précédentes font penser à un lien de parenté avec les squales, ce qui pourrait suggérer l'existence d'ampoules de Lorenzini mutées, des organes sensitifs aux champs électromagnétiques mais capables de modifier la conscience des proies. L'outopotame, ou lui fluvial (en lozi, poula, foudre), est bioluminiscent et anthropomorphe. Puisqu'on l'a toujours aperçu en présence du sypotame, celui-ci et l'outopotame coexistent en une sorte de symbiose. L'égopotame, ou moi fluvial (en lozi, lifatal, jumeau), est une manifestation intermittente tout le long du contact avec le sypotame. Selon des études du psychologue physiologique Michael Persinger, si on stimule le lobe temporal droit d'un individu au moyen de champs magnétiques faibles et complexes, cet individu expérimente une présence proche mais vague. C'est possible que l'intermittence génère cette sensation de dialogue non-verbal et cette subite aperception de soi.
     L'objectivité. Les baatsik' demeurent dans l'obscurité de la conscience sans parole, là où les rayons et étincelles du champ cultivé n'arrivent jamais. Les baatsik' sont la conscience sauvage, la colectivité sylvestre: ils se regardent, se touchent, s'écoutent, se flairent en animaux: le dialogue pousse de se percevoir l'un l'autre. Un regard se montre à la conscience d'autrui, sans verbe; il n'y a qu'une danse où les corps reconnaissent une émotion, un langage intérieur. Les teeneks ont les baatsik' pour origine; chez l'homme vit l'obscurité, chez lui il y a la semence du dialogue: le soi et son jumeau. L'esprit et le monde s'éclairent de la parole.


Note. J'ai participé à un des concours de XYZ avec cette nouvelle... Je n'ai pas pas gagné.

18 de junio de 2013

La descomposición de los días


Ahic iva arreglando los días. Si el sol se rompe o la luna se funde, tinco en mi retentiva un reposto de tungsteno et un sol plus luminoso, et además azur. Cuando a alcún día le falta terminar, si comencia en m, simplemente le crito que termina en s, et entonces la terra tremola, se sacude et todos los volcanes sibilan debito a sus vapores, et el día finalmente tene fin. Quizá conjeturen que lo mesmo he de facer pro el lunes, el joves et el veneres, mas se equivocan: esos días tenen una ontología distinta: las cosas del mundo en esos días se comportan como un semirretículo superior con cotas superior et inferior (nada se crea de la nada et nada se converte en nada) et no como un anillo con divisores de cero.
     El martes antepasato, durante el día, el celo, que tenía un azur marítimo intenso, goteava, hasta que las nubes quedaron desolatas et comenciaron a graznar. Per supuesto tomé una cuba con el fin de guardar todo ese azur náutico et devolverlo a su lugar. Las nubes estavan que ni el plus oscuro vacío las aguantava: el plus oscuro vacío las desalojó de sí: ora no hablan con nadie et parece que tenen Aloysius: no reconocen a sus patres, et menos cuando son plus de tres, o, peor aún, cuando no los conocieron, lo cual es francamente prodigioso. El mercures pasato subí a la Montaña Que Crece Cuando Menos Se Espera pro devolver el azur del celo, que el celo es; era tan marítimo, que hasta se antojava pescar dentro. Per supuesto lo devolví, mas conservé una gota pro cuando quisera pescar ballenas necias, proque no hay mayor satisfacción que cuando una meta es de lo plus dura, ardua et dificultosa. Ese mesmo día, plus temprano (proque así lo decidí), todas las estellas, absolutamente todas, acabaron en el solo: cuando alco madura, esto semper ha de caer. Parecía que ardíamos en el inferno de alcún dios muy iracundo; despós unos minutos, sólo quedaron enanas blancas et unos cuantos agujeros negros, unos ben negros et otros ni tan agujeros. De pronto, brotaron estellas novas en la oscuritat de las alturas et unas cuantas en la nigritia de las bajuras. Esto semper es así. Las estellas de las bajuras semper se transforman en fatas, cuando se formula en el pensamento, como realitat, alcuna teoría infalsable que nuncuam se pone a proba per imposibilitat desirata per la razón.
     El joves et el veneres antepasatos (días en que nada se crea de la nada ni nada se converte en nada) fuimos al mundo de los hominios; sólo es posible en esos días, un estato de cosas en que existe la razón (mas no un estato que exista sin otra cosa plus). La razón també nos asiste los lunes, si los sábatos o los domincos (o los demás) no lo impiden: los días terminatos en o et los días en que nada se crea de la nada ni nada se converte en nada, son acérrimos enemicos.
     El vulcanes antepasato... Quisera siñalar que aquí no sólo hay septimanas, sino també octamanas, novamanas, decimanas... En general, $n$manas donde $n$ ad libitum. Las $n$manas plus anhelatas son aquellas en que $n$ es un negativo irrazional: se pode regresar a los momentos plus allegres et volverlos plus allegres totevía hasta la vesania plus insana. Las $i$manas tenen gran complexitat: queda uno dentro de sí mesmo; uno mesmo un dibuixo monumental delante de sí mesmo disminuitor; uno mesmo un castello oficial, súper una colina verde et sosa, delante de un camino sinuoso súper el que uno se encuentra pro realizar una misión; uno mesmo una araña inmensa que inminentemente se acerca a uno mesmo apocato et lleno de temor; uno mesmo una fémina voluptuosa que no dice no a uno, que quere apretujarla, saborearla et darle acogida con achuchón; uno mesmo multiplicato per mil, llenando salas enteras, donde abundan comidas copiosas et bebidas que empanzonan con desazón; uno mesmo un cubo, sólo un cubo, que se mira desde fora con estupor. Uno es imaginaria imaginación.
     De ahic que tenamos el saturnes, el soles, el vulcanes, el baces, el cúpido, el faunes, plutes, fornaxes, opis, volumna, invidies, estímules, manes, eventus, caca, vedioves, libitina, genius, ceres, cuba, noxes, indiges, líber, paces, morta, cunnus, trivia, nascio, lares, fides, dafnes, meliades, sagarítides, clímenes, leuces, néfeles, calipso... Realmente no quisera decirlos todos, proque, cuando llegamos a los irrazionales, son difíciles de nombrar.
     Como decía antes de los siñalamentos querendo ser explicativos (voluntariosos como yo mas razionales et razonables como alcunos de ustedes), el vulcanes pasato ordeñava una vaca que vola con dificultat, no proque no tena alas, sino proque, cata vez que lo face, el mundo queda de capeza; así que tuve que golpearla hasta que quedara desmayata: plus vale una vaca desmayata que un mundo boca abaxo, boca de la cual este no carece: tene unos fermosos dentes que a veces critan cosas ingeniosas; la boca no dice plus que estupideces, las cuales me ficeron perder la mente, que, pro el final del día, de poca ayuda resultaría, ya que se detuvo el tempo cuando anocteció.
     Ora me dedico a arreglar los días proque he perdito la habilitat de dar impronunciables nombres a mis hixos, a los de los demás et, súper todo, a los hixos que nadie tene. Fui yo el creador del famoso nombre Brfxxccxxmnpcccclllmmnprxvclmnckssqlbb11116, negato per la burocracia sueca. Estoy seguro que fue entonces que perdí mi tan afamata destreza, proque los parentes de ese niño eran seres de razón: hominios tenían que ser. Así que he decidito recuperarla; fice lo que nincún trasgu antes había fecho: el pasato lunes, día en que nada se crea de la nada ni nada se converte en nada, fui a la terra de los parentes suecos (al mundo de los seres de razón), mas no a esperar el martes et facerles alcuna granujería, sino a quitarles su razón. El mesmo día volvimos a mi terruño, no sin amenazarlos que si no me acompañavan, mataría a su preciato hixo llamato Albin mas de nombre A. Al día subsigüente, perdimos, en un agujero negro, al niño de tentativo nombre Brfxxccxxmnpcccclllmmnprxvclmnckssqlbb11116. Ya circa de mi casa, el patre, inconsolable, tomó, per el collo, a la fata que semper me visita, pro que les devolvera a su hixo, mas, ante tan absurda petición, ella sólo dixo: “$-\Phi$ será tu perdición et la destrucción de este mundo”. Atónito, el patre soltó a la povre fata, quin salió correndo como can apedreato. El hominio miró al celo cuando una gota azur enorme cayó de este et pintó su rostro, lo que tuvo como consequencia que vomitara dos ballenas que cuasi aplastavan a su esponsa. Deprimitos per su hixo, ficeron todo lo que les sollicité: no emitieron protesta alcuna cuando los encerré en el establo junto a los porcoborregos, a quines les gusta hablar de sus buclas et del color de estas: para ellos la racia es de gran importancia; hay tantas racias como gradaciones de color et ciñimentos de las buclas: una infinitat como números reales hay; fortunatamente nincuno es racista. Ese día la feminia aprendió a ordeñar a la vaca que vola: sólo había que explicarle a la vaca la Teoría General de la Relativitat. La feminia física tenía que ser. Al día subsigüente, fornaxes, el hominio, además de celebrar la Fornacalia, como chímico que era, compuso toda clase de chímicos pro converter su tristitia en allegresa. Despós alcunas horas logró su cometito: había encontrato un chímico que convertía la tristitia en meditación et la meditación en reposto de tungsteno et el reposto en lúmina focosa et finalmente esta en allegresa que durava dece secondos.
     Sigueron clímenes, leuces, caca, sagarítides, mercures, sábato et dominco, et la decimana terminó. Mas llegó la $-\Phi$mana (similar a una $-\pi$mana), entonces el hominio volvió al momento en que fue creato. Quiso volverlo plus allegre totevía et quedó rodeato de miles de feminias. Dios bramó: “insolente”, et el hominio quiso el momento plus allegre totevía: Dios fue fecho hominio et así se quedó et el hominio se fizo Dios et así permaneció. El hominio fecho Dios le prohibió a Dios fecho hominio todo arbro del paradiso. El hominio fecho Dios fizo a Dios hominio muto et, despojándolo de toda voluntat, le dixo: “Te has quedado sin representación del mundo; será más hábil que tú, cualquier rata dentro de un laberinto”, carcajéandose como un alienato.
     Yo volví al momento en que un hominio creava historias en su mente, mas quise facerlo plus allegre totevía et quedé fronte a Dios creando al hominio.
     Et la feminia terminó en el momento de su creación; mas lo quiso plus allegre totevía et tuvo un orgasmo colosal: todos los presentes, las otras feminias, Dios et yo, de espaldas fuimos a parar, et la feminia quiso el momento plus allegre totevía: mýstica se volvió.
     Mas el hominio fecho Dios estava insatisfecho: creó una infinitat de hominios a su imagen et similancia, en una gradación egual a los reales no negativos. El infortunato de similancia egual a cero mas de imagen egual a un millón era una planta carnívora con dos grandes radicas et dos fermosas ramas. El hominio quiso el amor de todos ellos mas sólo una cuantitat entera lo quiso de veritat. Encholerizato, consideró el conjuncto potencia del conjuncto de todos esos hominios, así que lo realizó diciéndole: “Tú eres el hombre ahora, hombre de conjuntos de hombres”, et lo bautizó como cuadrominio, mas no le agradó su aspecto et entonces lo pateó con una enorme gamba que flotava per los áeres. Finalmente critó: “Quiero estar solo”, creando, per todo nostro mundo, sumideros a la nada.
     Et ora estamos, gran consilio de seres del ánima, a pointo de la destrucción


Nota. Este relato aparece en la antología Hadas y duendes, una antología mexicana, cuyo editor me pidió que añadiera unas líneas para situar al lector, así que en la antología aparece un texto introductorio; sin embargo, no estoy de acuerdo con que hay que añadir un texto introductorio; por eso, aquí, en el blog, no lo añado. Por otro lado, no me lo pidieron para que el texto apareciera en la revista electrónica Luzzeta.
     Esta versión tiene, además, unos pequeños cambios; es decir, además de no tener el texto introductorio, tiene unas pequeñas diferencias con la versión en la antología. La del blog es exactamente la misma que la que aparece en Luzzeta.

7 de junio de 2011

Un conte massouto


Si vous aimez la littérature fantastique, ceci est pour vous. Je veux partager avec vous un conte massouto (un conte des bassouto, aussi nommés basotho, en pluriel, et massouto ou mosotho en singulier) que j'ai rencontré dans Anthologie nègre de Blaise Cendrars. Quand je l'ai lu, il m'a rappelé les contes de Les Mille et Une Nuits; c'est-à-dire, il me semble que c'est un conte du merveilleux, selon le classement de Tzvetan Todorov
Voici le conte:
MOSÉLANTJA

     Il y avait une fois un chef; son village était très grand, mais il n'avait que trois enfants: un fils et deux filles. L'aînée des filles se marie; il ne reste à la maison que la cadette Fényafényané et son petit frère. Une année, comme on travaillait aux champs, le petit garçon restait seul à la maison, et s'en allait jouer au bord de la rivière et criait: «Koyoko, dépêche-toi, viens me manger!» Koyoko sortait de l'eau et venait le poursuivre, et vite, vite le petit garçon de se précipiter dans la hutte. C'était là son jeu de chaque jour. Une foi, tout le monde était parti pour aller bêcher le champ du chef. Le petit garçon va à la rivière selon son habitude et se met à crier: «Koyoko, dépêche-toi, viens me manger!» Cette fois Koyoko sort de l'eau avec rapidité et s'empare du petit garçon; il le dévore tout entier et ne laisse que la tête.
     Cependant la mère du petit garçon dit à sa fille: «Va bien vite à la maison chercher de la semence.» La jeune fille, en arrivant au village, découvre la tête de son petit frère. Alors elle s'écrie en pleurant: «Hélas! Mon petit frère a été dévoré par Koyoko.» Elle monte sur une petite éminence et appelle sa mère à haute voix en chantant ainsi:

Mère, mère, toi qui travailles au loin (bis),
Mon frère Solo a été dévoré par Koyoko; mère, mère,
[toi qui travailles au loin (bis),

Solo, le fils de ma mère, a été dévoré par Koyoko;
[mère, mère, toi qui travailles au loin (bis),

Mon frère Solo a été dévoré par Koyoko; mère, mère,
[toi qui travailles au loin (bis).

     Sa mère l'entend chanter et dit à ceux qui travaillent avec elle: «Taisez-vous, que je puisse entendre.» Ils déposent leurs houes et s'arrêtent. La jeune fille se remet à chanter:

Mère, mère, toi qui travailles au loin (bis),
Mon frère Solo a été dévoré par Koyoko; mère, mère,
[toi qui travailles au loin (bis),

Solo, le fils de ma mère, a été dévoré par Koyoko;
[mère, mère, toi qui travailles au loin (bis),

Mon frère Solo a été dévoré par Koyoko; mère, mère,
[toi qui travailles au loin (bis).

     Alors la femme prend sa houe, en frappe tous ses compagnons et les étend raides morts. La jeune fille continue à chanter:

Mère, mère, toi qui travailles au loin (bis),
Mon frère Solo a été dévoré par Koyoko; mère, mère,
[toi qui travailles au loin (bis),

Solo, le fils de ma mère, a été dévoré par Koyoko;
[mère, mère, toi qui travailles au loin (bis),

Mon frère Solo a été dévoré par Koyoko; mère, mère,
[toi qui travailles au loin (bis).

     Alors sa mère recommence à frapper avec sa houe les corps de ses compagnons; il n'en reste pas un de vivant. Puis elle part et retourne au village; tout en marchant elle ramasse des scorpions, des mille-pattes, des perce-oreilles, des fourmis et des araignées venimeuses et les met dans son sac. Quand elle arrive chez elle, elle y trouve Koyoko si repu qu'il ne peut plus bouger. Elle place devant sa hutte le sac qu'elle a rempli de scorpions et d'insectes venimeux; puis elle entre et se met à chercher dans ses effets; elle rassemble ses plus beaux colliers de perles et ses anneaux de métal et les place à côté. Puis elle sort de la hutte, rassemble de l'herbe desséchée, en fait de grandes bottes qu'elle lie avec des cordes d'herbes et les entasse contre les murs de la hutte.
     Alors elle dit à Koyoko: «Viens ici, que je te rase la tête.» Quand Koyoko s'est approché, elle prend une lancette et se met à lui déchirer les chairs de la tête; puis elle délie son sac. Les scorpions et les insectes venimeux en sortent par paquets et entrent dans les oreilles, la bouche et les yeux de Koyoko, qu'ils mordent et piquent jusqu'à ce qu'il en meurt.
     Alors elle appelle sa fille et lui dit: «Viens ici.» Elle prend ses colliers de perles et ses anneaux de métal et l'en pare; puis elle lui dit: «Maintenat, mon enfant, pars et va chez ta sœur Hlakatsabalé, femme de Masilo; surtout garde-toi bien de regarder derrière toi; quoi qu'il arrive, poursuis ta route et marche toujours devant toi.» La jeuen fille part et marche longtemps, bien longtemps. Alors elle se dit: «Je voudrais bien savoir pourquoi ma mère m'a défendu de regarder derrière moi»; il faut que je voie ce que c'est. Peut-être qu'elle veut mettre le feu à la hutte et y périr.» Elle se retourne et voit une grande fummée qui monte au ciel; alors elle s'écrie: «Hélas! ma mère a mis le feu à sa hutte et se brûle toute vive.» Elle entend tout près d'elle une voix répéter: «Hélas! ma mère a mis le feu à sa hutte et se brûle toute vive.» Elle regarde et voit un animal étrange; elle se demande tout étonnée: D'où cet animal peut-il bien sortir?» La voix reprend: «Prête-moi un peu tes colliers de perles et tes habits, que je voie comme il me vont.» Alors la jeune fille se dépouille de ses vêtements et les donne à Mosélantja. Mosélantja les revêt et donne à la jeune fille les haillons dont elle est recouverte.
     Quand elle sont près du village, la jeune fille dit: «Maintenant, rends-moi mes habits. — Pas encore! je te les rendrai au pâturage des bestiaux.» Quand elle arrivent là où le bétail paît, la jeune fille reprend: «Donne-moi maintenant mes habits. — Ouais! veux-tu donc qu'on dise que les femmes de Masilo se disputent pour rien au milieu de la route!» Elles arrivent ainsi chez Hlakatsabalé, la sœur aînée de Fényafényané. Mosélantja se hâte de dire (Fényafényané, elle se tait, toute honteuse): «Ma mère m'a dit de venir chez toi; notre frère a été dévoré par Koyoko, et ma mère a mis le feu à sa hutte et s'y est brûlée.» Hlakatsabalé se dit: «Qui est-ce qui a pu changer ainsi ma sœur? Je ne la reconnais plus et cependant ses vêtements et ses ornements sont bien ceux de chez nous.» Elle finit cependant par se persuader que c'est bien là sa sœur. Mosélantja reprend en désignant Fényafényané: «Quant à cet être-là, c'est Mosélantja; je l'ai reconcontrée sur la route et elle voulait absolument que je me dépouille de mes beaux habits pour les lui donner.»
     C'est ainsi que Mosélantja se fit passer pour Fényafényané.
     Le soir, Hlakatsabalé dit à Fényafényané d'aller coucher dans la hutte d'une vieille femme et garde Mosélantja auprès d'elle. Mais, pendant la nuit, la queue de Mosélantja s'allonge et va chercher, dans tous les coins de la hutte, les vivres qui y sont rassemblés. Masilo s'écrie: «Qu'est-ce?» Vite Mosélantja de s'écrier: «Masilo, aide-moi, j'ai de fortes coliques, je souffre cruellement.» Le lendemain, dès qu'il fait jour, Masilo s'écrie: «Oh! oh! qui a pris toute notre nourriture? Qui a pu faire cela?» Mosélantja répond: «C'est sans doute l'autre: c'est une voleuse, elle vole partout.» Quand on se met à manger, on donne à Fényafényané sa nourriture dans une écuelle ébréchée si sale qu'elle ne peut y toucher; quant à Mosélantja, elle mange dans un beau vase tout neuf.
     Le printemps s'écoule; on sarcle les champs; puis arrive le moment de chasser les oiseaux. Hlakatsabalé ordonne alors à sa sœur, qu'elle croit toujours être Mosélantja, d'aller à son champ pour chasser les oiseaux. Ce champ était contigu au champ de la vieille femme qui avait recueilli Fényafényané. Au milieu du jour, Hlakatsabalé envoie Mosélantja porter de la nourriture à Fényafényané, mais Mosélantja mange tout en route. Quand elle arrive au champ où se tient Fényafényané, elle lui dit: «Qu'as-tu donc à dormir ainsi, paresseuse que tu es; ne vois-tu pas que les oiseaux mangent le sorgho de mon mari, le sorgho de Masilo?» Quand Mosélantja est partie, Fényafényané remonte sur son tas de mottes, qui est tout près de celui sur lequel se tient la vieille femme qui l'a recueillie. Elle se dresse de toute sa hauteur et se met à chanter:

Va-t'en, colombe! va-t'en, colombe!
Aujourd'hui, on m'appelle Mosélantja; va-t'en,

[colombe; va-t'en, colombe!

Auparavant, j'étais Fényafényané, la sœur de Hlakat-
[sabalé, va-t'en, colombe; va-t'en, colombe!

Aujourd'hui, on me donne à manger dans des écuelles
[sales, va-t'en, colombe; va-t'en, colombe!

Roseau, envole-toi, que je m'en aille vers mon père
[et ma mère!

     Alors le roseau la prend et la soulève pour l'emporter dans les airs. Mais la vieille femme accourt et se saisit d'elle. Fényafényané lui di: «Laisse-moi seulement m'en aller vers mon père et ma mère. Ne vois-tu pas qu'aujourd'hui j'en suis réduite à manger ma nourriture dans des écuelles sales et ébréchées? C'est comme si Hlakatsabalé n'était pas ma sœur.» C'est alors qu'elle découvre à la vieille femme qui elle est; elle lui dit: «Chez nous, un jour, tout le monde était aux champs; mon petit frère alla à la rivière taquiner Koyoko, qui en sortit et le dévora. Alors ma mère me dit de venir ici et me recommanda fortement de ne pas regarder derrière moi. Mais je me suis retournée pour voir ce qui arrivait et à peine m'étais-je écriée: «Hélas! ma mère a mis le feu à sa hutte et s'y brûle toute vive», que j'entendis tout près de moi, à mes pieds, Mosélantja s'écrier: «Hélas! ma mère a mis le feu à sa hutte et s'y brûle toute vive.» Puis Mosélantja m'a demandé de lui prêter mes vêtements, et j'y ai consenti, parce qu'elle me disait qu'elle allait me les rendre. C'est ainsi que nous sommes arrivées ici; elle s'est fait passer pour moi et c'est elle qui a raconté que ma mère s'était brûlée dans sa hutte.»
     La vieille lui demande: «Comment donc est-ce que ta sœur ne voit pas à ta figure que tu es sa sœur?» Fényafényané répond: « Je ne se sais pas.» La vieille ne lui répond pas; elle va chercher sa nourriture et la partage avec Fényafényané. Ce jour-là la vieille ne dit rien ni à Masilo ni à Hlakatsabalé; elle ne parle à personne de ce qu'elle a vu et entendu.
     Le soir, comme d'habitude, on donne à Fényafényané sa nourriture dans une vieille écuelle sale et ébréchée; mais elle n'y touche pas. Chez Masilo on avait tué un bœuf et on en avait cuit les viandes. Pendant la nuit, la queue de Mosélantja s'allonge et se met à manger toutes les viandes. Masilo l'entend et dit: «Qui est-ce qui fait ainsi ce bruit dans les pots de viande?» Il se lève pour aller voir, mais vite Mosélantja de s'écrier: «Masilo, aide-moi, j'ai de fortes coliques; aide-moi, Masilo, je n'en puis plus.»
     Le lendemain, Fényafényané retourne au champ de sa sœur; cette fois-ci, c'est sa sœur Hlakatsabalé, qui lui apporte sa nourriture; elle la lui donne, comme toujours, dans une vieille écuelle sale et ébréchée. Fényafényané la met de côté sans y toucher; la vieille femme ne disait toujours rien. Quand Hlakatsabalé s'est éloignée, Fényafényané monte sur son tas de mottes et, s'y dressant de toute sa hauteur, se met à chanter:

Va-t'en, colombe! va-t'en, colombe!
Aujourd'hui, on m'appelle Mosélantja; va-t'en,

[colombe; va-t'en, colombe!

Auparavant, j'étais Fényafényané, la sœur de Hlakat-
[sabalé, va-t'en, colombe; va-t'en, colombe!

Aujourd'hui, on me donne à manger dans des écuelles
[sales, va-t'en, colombe; va-t'en, colombe!

Roseau, envole-toi, que je m'en aille vers mon père
[et ma mère!

     Alors le roseau s'agite, la prend et la soulèe pour l'emporter dans les airs. Mais la vieille femme accourt et se saisit d'elle. Fényafényané lui dit: «Laisse-moi seulement m'en aller vers mon père et ma mère.»
     Le soir de ce jour-là, la vieille femme se rend chez Masilo et lui dit: «Demain, va aux champs, et tu y verras ce que j'ai vu hier.» Masilo lui demande: «Qu'est-ce que c'est?» La vieille répond: «Tu verras toi-même ce que c'est?» Le lendemain, Masilo va aux champs en secret et se cache là où la vieille lui avait dit de le faire. Hlakatsabalé envoie de nouveau Mosélantja porter de la nourriture à Fényafényané; mais Mosélantja s'assoit au bord de la route et mange tout ce qu'on lui a donné. Quand elle arrive vers Fényafényané, elle lui dit: «Paresseuse que tu es, qu'as-tu donc à dormir? Ne vois-tu pas que les oiseaux mangent tout le sorgho de mon mari?» Puis elle retourne au village.
     Alors la vieille femme dit à Fényafényané: «Ne vois-tu pas les colombes là-bas dans ton champ! Va les chasser.» Fényafényané y va, monte sur son tas de mottes et, s'y dressant de toute sa hauteur, se met à chanter:

Va-t'en, colombe! va-t'en, colombe!
Aujourd'hui, on m'appelle Mosélantja; va-t'en,

[colombe; va-t'en, colombe!

Auparavant, j'étais Fényafényané, la sœur de Hlakat-
[sabalé, va-t'en, colombe; va-t'en, colombe!

Aujourd'hui, on me donne à manger dans des écuelles
[sales, va-t'en, colombe; va-t'en, colombe!

Roseau, envole-toi, que je m'en aille vers mon père
[et ma mère!

     Le roseau s'agite avec bruit et la soulève pour l'emporter dans les airs. Masilo accourt et se saisit d'elle. Fényafényané lui dit: «Laisse-moi seulement m'en aller vers mon père et ma mère. Ta femme m'a traitée fort mal, bien qu'elle soit ma sœur, et que je me fusse réfugiée chez elle.» Alors la vieille femme dit à Masilo: «Tu vois bien, Masilo; voilà ce que je te disais de venir voir ici.» Masilo rest longtemps avec Fényafényané; ils restent longtemps à pleurer ensemble. Puis il remonte au village et raconte tout à sa femme. Celle-ci s'écrie: «Hélas! ma pauvre sœur! hélas! fille de mon père!»
     Le lendemain, Masilo fait dire à tous ses gens d'aller rassembler beaucoup de bois, pendant que d'autres creuseraient un trou profond. On abat du bétail, des moutons et des chèvres, on cuit du pain, de la bouillie de sorgho au lait, on fait frire des croûtes de pains dans la graisse; on prépare une grande fête. On apporte aussi une grande quantité de pots de lait caillé; on les dépose au fond du trou qui est creusé, puis on les recouvre de tiges de maïs et de branchages légers. Pendant ce temps, les jeunes femmes du village rassemblent du bois dans la forêt. Mosélantja, elle, ne fait rien; elle se tient accroupie près du ruisseau, où sa queue fait las chasse aux crabes qu'elle dévore avidement. Quand les jeunes femmes ont fini, elles disent: «Retournons au village.» Une d'elles demande: «Où est la femme du chef? Où est la femme de Masilo?» Elles portaient chacune une botte de branches sèches; celle de Fényafényané était plus grande que celles de ses compagnes. Quand Mosélantja les voit venir, elle se hâte de rassembler quelques pousses vertes et en fait une botte; puis elle dit à Fényafényané: «Mosélantja, tu as pris ma botte de branchages; rends-la-moi.» Mais les autres femmes s'écrient: «Que dis-tu là? C'est la sienne, c'est elle qui l'a rassemblée; quant à toi, où donc te cachais-tu pendant que nous travaillions? Allons au village.»
     Lorsqu'elles approchent du village, les gens se disent les uns aux autres: «Voyez-vous la femme du chef qui n'apporte que des branches vertes? Que veut-elle faire?»
     Alors Masilo dit à toutes les femmes: «Sautez toutes par-dessus ce trou:.» Il leur montre le trou profond au fond duquel on a caché le lait caillé. Elles sautent toutes les unes après les autres, et Fényafényané saute comme elles. Quand c'est le tour de la femme du chef et qu'elle veut sauter, sa queue s'allonge du côté du lait caillé et se met à manger; alors Mosélantja tombe au fond du trou. Les gens du chef arrivent en courant: ils la cernent de tous côtés et la tuent sur place.
     Mais elle ne meurt pas tout entière; à l'endroit où elle a été tuée, il croît une citrouille sauvage. Quant à Fényafényané elle devient la femme de Masilo; au bout d'un certain temps elle met au monde un enfant. Un jour, comme tout le monde est aux champs et que Fényafényané reste seule au logis, cette citrouille sauvage se détache de sa tige et vient en roulant vers la hutte de Fényafényané. Tout en roulant, elle disait: «Pi-ti-ki, pi-ti-ki, nous man-ge-rons la bouil-lie, de la gras-se ac-cou-chée, la fem-me de Ma-si-lo!» Quand elle est arrivée vers Fényafényané, la citrouille lui dit: «Dépose à mon côté l'enfant de mon mari.» Fényafényané pose l'enfant à terre; alors la citrouille s'élance avec furie sur Fényafényané et la bat, la bat longtemps. Quand elle a fini de la battre, la citrouille retourne à l'endroit d'où elle est venue et se replace sur sa tige.
     Fényafényané ne dit rien à personne de ce qui lui est arrivé. Le lendemain, comme tout le monde est aux champs, la citrouille se met de nouveau à rouler du côté de la hutte de Fényafényané; tout en roulant, elle disait: «Pi-ti-ki, pi-ti-ki, nous man-ge-rons la bouil-lie, de la gras-se ac-cou-chée, la fem-me de Ma-si-lo!» Elle dit à Fényafényané: «Dépose à mon côté l'enfant de mon mari.» Puis elle se jette sur Fényafényané et la bat, la bat longtemps; quand elle a fini de la battre elle s'en va comme la veille. La citrouille persécute ainsi Fényafényané tous les jours, sans lui laisser de repos.
    Enfin, un jour, Masilo demande à sa femme: « Qu'as-tu donc qui te fasse tant maigrir?» Fényafényané lui répond: «Il y a là-bas une citrouille sauvage, qui, lorsque vous êtes aux champs, vient vers moi en me disant: «Pi-ti-ki, pi-ti-ki, nous man-ge-rons la bouil-lie, de la gras-se ac-cou-chée, la fem-me de Ma-si-lo!» Puis elle me dit: «Dépose à mon côté l'enfant de mon mari.» Alors elle se jette sur moi et me bat avec furie.»
    Le lendemain, Masilo ne va pas aux champs; mais quand tout le monde est parti, il dit à sa femme de le cacher dans les nattes de son enfant. La citrouille vient comme d'habitude, en disant: «Pi-ti-ki, pi-ti-ki, nous man-ge-rons la bouil-lie, de la gras-se ac-cou-chée, la fem-me de Ma-si-lo!» Puis, quand Fényafényané a déposé son enfant à terre, la citrouille se précipite sur elle et se met à la frapper avec rage. Alors Masilo s'élance de sa cachette, armé d'une hache et d'une assagaie. Il transperce cette citrouille d'un coup d'assagaie, un flot de sang en sort. Puis il la prend, la porte devant la hutte et la coupe en menus morceaux, qu'il brûle ensuite aussi soigneusement que possible.
    Une plante de chardon croît à l'endroit où la citrouille a été brûlée. Le chardon grandit, sans que personne n'y prenne garde, et finit par monter en graine. Ces graines font mal à l'enfant; chaque fois qu'il court dehors elles lui piquent les pieds. On a beau leur faire la chasse, il en reste toujours une qu'on ne peut attraper. Enfin, Masilo se met en embuscade et réussit à la prendre, il la pile et la jette au feu; mais elle devient graine de citrouille. Quand l'enfant dort, elle se jette sur lui et le mord, puis retourne se cacher dans les roseaux de la hutte. Enfin Masilo réussit à s'emparer de cette graine de citrouille; il l'écrase soigneusement sur une pierre de meule, la réudit en poudre menue et la jette au feu. C'est ainsi que finit Mosélantja.

2 de septiembre de 2009

La leyenda de los orígenes1

He aquí lo que me ha enseñado mi padre, lo cual recibió de su padre, y así desde hace mucho, mucho tiempo, ¡desde el comienzo!
      En el origen de las cosas, bien en el origen, cuando no existían ni hombre ni animales ni plantas ni cielo ni tierra, nada, nada, nada, Dios ahí estaba y se llamaba Nzamé. Y a los tres que son Nzamé nosotros los llamamos Nzamé, Meber y Nkwa. Y al principio Nzamé hizo el cielo y la tierra y se reservó el cielo para sí. Sopló sobre la tierra, y bajo la acción de su soplo nacieron la tierra y el agua, cada una por su lado.
      Nzamé ha hecho todas las cosas: el cielo, el sol, la luna, las estrellas, los animales, las plantas, todo. Y cuando hubo terminado todo lo que ahora vemos, llamó a Meber y Nkwa y les mostró su obra: "¿Lo que he hecho está bien hecho?", les preguntó.
      — Sí, has hecho bien —tal fue su respuesta.
      — ¿Hay alguna otra cosa por hacer?
      Y Meber y Nkwa le respondieron: "Vemos muchos animales, pero no vemos a su amo; vemos muchas plantas, pero no vemos a su dueño".
Y para dar un amo a todas esas cosas, entre todas las creaturas, designaron al elefante, pues tenía la sabiduría; al leopardo, pues tenía la fuerza y la astucia; al mono, pues tenía la picardía y la agilidad.
      Pero Nzamé quiso hacerlo mejor todavía, y entre los tres, hicieron una creatura casi semejante a ellos: uno le dio la fuerza, otro el poder, el tercero la belleza. Entonces, los tres dijeron: "Toma la tierra, eres, desde ahora, el amo de todo lo que existe. Como nosotros, tienes la vida, todas las cosas se someten a ti, eres el amo".
      Nzamé, Meber y Nkwa volvieron a su morada en las alturas, la nueva creatura se quedó sola aquí abajo y todo le obedeció.
      Pero entre todos los animales, el elefante permaneció el primero, el leopardo tuvo el segundo puesto y el mono el tercero, pues eran ellos a quienes Meber y Nkwa habían escogido primero.
      Nzamé, Meber y Nkwa habían nombrado al primer hombre Fam, lo que quiere decir la fuerza.
      Orgullosa de su poder, de su fuerza y su belleza, pues rebasaba en esas tres cualidades al elefante, al leopardo y al mono, orgullosa de vencer a todos los animales, esta primera creatura se fue por mal camino; se volvió orgullo, ya no quiso adorar a Nzamé y lo despreciaba:

Yeyé, ¡oh! la, yeyé.
¡Dios arriba, el hombre en tierra!
Yeyé, ¡oh! la, yeyé.
Dios es Dios,
El hombre es el hombre,
¡Cada uno en casa, cada uno en su casa!


      Dios había eschuchado este canto. Escuchó con cuidado: "¿Quién canta?". "Busca, busca", responde Fam. "¿Quién canta?". "Yeyé, ¡oh! la, yeyé". "¿Pero quién canta?". "¡Ey!, soy yo", vocifera Fam.
      Dios, completamente encolerizado, llama a Nzalân, el trueno: "¡Nzalân, ven!".
      Y Nzalân vino a toda prisa con gran estruendo: ¡Boú, boú, boú! Y el fuego del cielo incendió el bosque. Las plantaciones que se queman, ante este fuego, son una antorcha de amón. Fuí, fuí, fuí, todo ardía. La tierra estaba, como hoy, cubierta de bosques: los árboles se quemaban, las plantas, los bananos, la mandioca, incluso los cacahuates, todo se secaba: bestias, aves, peces, todo se destruyó, todo había muerto; pero, por desgracia, al crear el primer hombre, Dios le dijo: " Tú no morirás". Lo que Dios da, no lo quita. El primer hombre se quemó; ¿lo que haya sido de él?, de eso no sé nada; está vivo, ¿pero dónde?, mis ancestros no me lo han dicho; ¿lo que haya sido de él?, yo no sé nada, esperen un poco.
      Pero Dios miró la tierra, toda negra, sin nada completamente, inactiva, tuvo vergüenza y quiso hacerlo mejor. Nzamé, Meber y Nkwa se reunieron a deliberar en su abeñ, e hicieron lo siguiente: sobre la tierra negra y cubierta de carbón, pusieron una nueva capa de tierra; un árbol creció, crece, crece todavía, y cuando una de sus semillas caía al suelo, un nuevo árbol nacía, cuando una hoja se desprendía, crecía, crecía, comenzaba a caminar, y era un animal, un elefante, un leoparado, un antílope, una tortuga, todos, todos. Cuando una hoja caía en el agua, nadaba, y era un pez, una sardina, un mapiro, un cangrejo, una ostra, un molusco, todos, todos. La tierra volvió a ser lo que había sido, lo que es hoy todavía. Y la prueba, hijos míos, de que mi palabra es la verdad, es que si, en ciertos lugares, cavan la tierra, incluso a veces en la superficie, encontrarán una piedra dura, negra, pero que se quiebra; arrójenla al fuego, se quemará. Esto ustedes lo saben perfectamente:

El silbato resuena,
El elefante viene.
Al elefante, gracias.


      Esas piedras son los restos de los bosques anteriores, de los bosques quemados.
      Sin embargo, Nzamé, Meber y Nkwa se reunían para deliberar: Se necesita que un jefe dirija a los animales", dijo Meber. "Por supuesto, hace falta uno", dijo Nkwa. Prosiguió Nzamé: "En verdad, haremos otra vez un hombre, un hombre como Fam, mismas piernas, mismos brazos, pero le volveremos la cabeza y verá la muerte". Y así se hizo. Ese hombre, amigos míos, es como ustedes, es como yo.
      Ese hombre que fue, aquí abajo, el primero de los hombres, el padre de todos nosotros, Nzamé lo nombró Sekumé, pero Dios no quiso dejarlo solo. Le dijo: "Hazte una mujer con un árbol". Sekumé se hizo una mujer, y ella caminó y él la llamó Mbongwé.
      Mientras Nzamé hacía a Sekumé y a Mbongwé, los formó con dos partes: una externa, la cual ustedes llaman Ñul, cuerpo, y la otra que vive en el Ñul y que todos llamamos Nsissim.
      Nsissim es lo que produce la sombra, la sombra y Nsissim es la misma cosa, Nsissim es lo que hace vivir a Ñul, Nsissim es lo que se va cuando el hombre ha muerto, pero Nsissim no muere. Mientras está en su Ñul, ¿saben dónde mora? En el ojo. Sí, mora en el ojo, y aquel puntito brillante que ven en el medio es Nsissim.

La estrella arriba,
El fuego abajo,
El carbón en el hogar,
El alma en el ojo.
Nube, humo y muerte.


      Sekumé y Mbongwé vivían felices aquí abajo, y tuvieron tres hijos, que nombraron, al primero, Nikur (el tonto, el malo), Bekalé, al segundo (el que no piensa en nada), y éste llevó a cuestas a Mefer, al tercero (el que es bueno y hábil). También tuvieron hijas, ¿cuántas?, no lo sé, y estas tres también tuvieron hijos, y aquellos también. Mefer es el padre de nuestra tribu, los otros los padres de las otras tribus.
      Sin embargo, Fam, el primer hombre, Dios lo encerró bajo tierra, y con una roca enorme tapó el agujero. ¡Ah!, el taimado Fam, durante mucho, mucho tiempo excavó: un buen día, él estaba afuera. ¿Quién había tomado su lugar? Los otros hombres. ¿Quién se encolerizó contra ellos? Fam. ¿Quién siempre procura hacerles daño? Fam. ¿Quién se esconde en el bosque para matarlos, bajo el agua, para volcar su piragua? Fam, el mentado Fam. ¡Silencio! No hablemos tan alto, quizá está por ahí escuchándonos:

Permanezcan en silencio
Fam están escuchando,
Para provocar penas a los hombres;
Permanezcan silenciosos.


      Y a los hombres que había creado, Dios les dio una ley. Llamando a Sekumé, Mbongwé y sus hijos, llámandolos a todos, a pequeños y grandes, a grandes y pequeños: "Para el futuro", les dijo, "he aquí las leyes que les doy, y que obedecerán:
      No robarán en su propia tribu.
      No matarán a aquellos que no les hagan daño.
      No irán a comer a los otros en la noche.
      "Es todo lo que les pido; vivan en paz en sus aldeas. Aquellos que hayan escuchado mis mandatos, serán recompensados, les daré su salario, a los otros los castigaré. Así será".
      Cómo castiga Dios a los que no lo escuchan, helo aquí. Después de su muerte, deambularán en la noche, sufriendo y dando alaridos, y mientras las tinieblas cubren la tierra, cuando uno tiene miedo, entran a las aldeas, matando e hiriendo a aquellos con los que se topan, haciéndoles todo el daño que pueden.
      Se hace en su honor la danza fúnebre kedzam kedzam, eso no sirve para nada. En la era, frente a la choza, les llevamos los mejores platillos; comen y ríen, eso no sirve para nada. Y cuando todos los que han conocido han muerto, sólo entonces oyen a Ngofió, Ngofió, el ave de la muerte. Inmediatemente se ponen todos flacos, todos flacos, y ¡helos ahí muertos! ¿Adónde van, hijos míos? Ustedes saben como yo, antes de pasar el gran río, se quedan, por mucho, mucho tiempo, sobre una gran roca plana: tienen frío, mucho frío, brrr...

El frío y la muerte, la muerte y el frío,
No quiero escuchar.
El frío y la muerte, la muerte y el frío,
Penas, oh madre mía.


      Y cuando todos los condenados han pasado, Nzamé los encierra, por mucho, mucho tiempo, en el Ototolán, el lugar de mala estancia donde se ven penas, penas.
      En cuanto a los buenos, se sabe que después de su muerte vuelven a las aldeas; pero están contentos por los hombres, la fiesta de los funerales, la danza del duelo regocija su corazón. Durante la noche, vuelven cerca de los que han conocido y amado, les ponen ante sus ojos sueños agradables, les dicen cómo hay que hacer para vivir largo tiempo, adquirir grandes riquezas, tener mujeres fieles (¡escuchan bien, ustedes, allá, cerca de la puerta!), tener mujeres fieles, tener muchos hijos y matar muchos animales en la caza. Fue así, amigos míos, como me enteré de la llegada del último elefante que maté.
      Y cuando todos los que han conocido han muerto, sólo entonces oyen a Ngofió, Ngofió, el ave de la muerte; inmediatamente se ponen todos gordos, todos gordos, incluso demasiado, y ¡helos ahí muertos! ¿Adónde van, hijos míos? Bien lo saben como yo. Dios los hace subir, y los coloca junto a él en la estrella de la noche. Desde ahí, nos observan, nos ven, están contentos cuando festejamos su memoria, y lo que hace a la estrella tan brillante son los ojos de todos los que han muerto.
      Lo que los ancestros me han enseñado helo aquí: y a mí, Ndumembá, es mi padre quien me lo ha enseñado, lo cual recibía de su padre, y el primero de nuestros ancestros de dónde lo recibía, de eso yo no sé nada, yo no estaba ahí. He dicho.

1Esta leyenda se encuentra en una antología de Blaise Cendrars, Antologie nègre. Dicha leyenda es de origen fang (que es como ahora se suele escribir; la grafía anterior era fân). Los Fang son una etnia de África central, más precismante de Gabón, Camerún y Guinea Ecuatorial.
Me permití hacer una traducción libre para compartir el texto, el cual encontré muy interesante, por sus aparentes palalelismos con el cristianismo.
Posteriormente añadiré algunas notas sobre algunas palabras, como abeñ, por ejemplo.


© Enrique Ruiz Hernández